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Informatique

Transport de données : quel support choisir ?

Voyager léger tout en emportant avec soi un grand nombre de données est une préoccupation que partagent de nombreux professionnels nomades. Pour y répondre, ils peuvent s’équiper de supports de stockage fiables et compatibles avec de nombreuses machines. Tour d’horizon des principales solutions proposées sur le marché.

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Du disque dur à la clé USB

Si les clés USB, les SSD et les disques durs externes sont taillés pour la route, ces supports ne présentent pas tous les mêmes qualités.

Le bon vieux disque dur

Les disques durs comptent parmi les supports mémoire externes les plus anciens. Dotés d’une connectique USB, ils peuvent se brancher sur les ordinateurs, des vidéoprojecteurs ou certains téléviseurs. Pas plus encombrants qu’un petit smartphone (autour de 200 g), ces supports de stockage, dont la capacité peut aller jusqu’à 3 To (téraoctets) sont facilement transportables. En revanche, leur mécanique étant relativement sensible, il est préférable de les abriter dans un étui renforcé pour limiter les risques de détérioration en cas de choc ou de chute. Les premiers prix tournent autour de 0,04 € le Go.

Des SSD…

Abusivement appelés disques durs ou disques durs SSD (solid-state drive), ces supports sont en fait composés de mémoires flash. Autrement dit, contrairement aux disques durs, ils ne contiennent aucune pièce mécanique, ce qui leur confère plusieurs avantages. Tout d’abord, ils sont beaucoup moins fragiles. Ensuite, ils sont plus légers et plus fins (moins de 100 g) que les disques durs, consomment moins d’énergie, ne chauffent pas ou peu et n’émettent aucun bruit. Enfin, ils permettent un accès aux données beaucoup plus rapide et offrent ainsi un grand confort d’utilisation. Quelques inconvénients tout de même, le coût des SSD reste plus élevé (à partir de 0,40 € par Go) que celui des disques durs et leur capacité de stockage est également plus limitée (moins de 1 To en général).

… aux clés USB

Comme les SSD, les clés USB s’appuient sur des mémoires flash. De la taille d’un ticket de métro, elles peuvent se glisser dans une poche et offrent, actuellement, jusqu’à 512 Go de capacité de stockage pour un prix au Go équivalent à celui des SSD. Comme leur nom l’indique, à l’instar des disques durs externes et des SSD, elles sont dotées d’une connectique USB.

Les dangers de ces supports

Les supports de stockage permettent de transporter facilement de grands volumes de données mais cela ne se fait pas sans danger. Leur petite taille les expose aux risques de perte, de vol, d’immersion accidentelle, de choc violent ou encore d’écrasement.

L’intérêt des matériels durcis

Les matériels durcis sont conçus pour résister aux environnements hostiles. Ces clés USB, SSD et disques durs externes sont généralement protégés par une coque résistante aux coups et à l’écrasement. Une coque, très souvent, emmitouflée dans une gangue de caoutchouc qui fait office d’amortisseur en cas de chute. Par ailleurs, pour les préserver de l’eau et de la poussière, ennemis jurés des systèmes informatiques, certains de ces matériels sont étanchéisés. Ils peuvent ainsi fonctionner dans une atmosphère très humide (95 %), être aspergés sans risque et supporter un environnement poussiéreux.

Précision :
la principale norme que les fabricants doivent respecter pour faire certifier leurs matériels durcis contre les infiltrations, la plus connue est la norme IP (Ingress Protection). Cette norme est composée de deux chiffres. Le premier (0 à 6) mesure la résistance à l’infiltration de corps étrangers solides en tenant compte de leur taille (de plus de 50 mm à la poussière). Le second (0 à 8) analyse la résistance aux liquides (des projections de gouttes d’eau à l’immersion).
La perte et le vol

Perdre un support de stockage qui contient des données sensibles ou se le faire dérober peut avoir de lourdes conséquences pour l’entreprise. A minima, il est conseillé de limiter l’accès à tout ou partie des fichiers en y associant un mot de passe. La plupart des supports disponibles sur le marché offrent ce type de possibilité. Toutefois, cette solution ne garantit pas un degré de sécurité suffisant face à des « hackers » chevronnés et déterminés. Pour résister à leurs assauts, il est préférable de faire le choix d’un support de stockage dit « sécurisé », qui intègre un système de chiffrement matériel (de type AES 256 bits) et d’authentification des utilisateurs très puissant ou encore une solution logicielle conçue pour effacer les données après un certain nombre de tentatives d’intrusion.

À savoir :
le prix des supports de stockage durcis et/ou assortis d’un système de sécurisation des données est beaucoup plus élevé. Pour les matériels les plus performants, et notamment les clés USB sécurisées, le prix du Go peut dépasser les 20 €.
Virus et autres malwares

Un des principaux avantages des supports portables est de pouvoir se connecter sur tous les ordinateurs. Une souplesse qui fait inévitablement peser un risque sur le réseau de l’entreprise, qui, par l’intermédiaire du support, pourra être infecté par un malware (virus, cheval de Troie…). Pour limiter ce type de danger, il est vivement conseillé de paramétrer (s’il ne l’est pas par défaut) l’antivirus installé sur le réseau afin qu’il effectue, systématiquement, un scan de la clé, du disque dur ou du SSD, dès qu’il se connecte à un des postes informatiques de l’entreprise.

L’indispensable sauvegarde

Emporter un support de stockage permet d’accéder à des données confortablement, n’importe où et à tout moment mais aussi de les modifier ou d’en créer de nouvelles. Dès lors, pour que ces nouvelles informations puissent être réutilisées au sein de l’entreprise, et ne disparaissent pas en cas de perte ou de panne du support, il est nécessaire d’en effectuer des sauvegardes régulières.

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